La romancière turque Asli Erdogan a été arrêtée le 17 août, victime comme des milliers d’autres intellectuels, militaires et cadres, de la folie autocratique de son homonyme, le président turc Recip Tayepp Erdogan.

Photo tirée de http://www.aslierdogan.com, D.R.
Asli Erdogan, 49 ans, est écrivaine, journaliste, activiste et militante des droits de l’homme. Courageuse, à l’instar de très nombreux confrères journalistes turcs, elle avait dénoncé les exactions à l’encontre des Kurdes, ce qui en faisait ipso facto une ennemie du régime national-islamiste d’Erdogan. Elle écrivait dans le Özgür Gündem, un journal engagé fermé par le pouvoir.
Elle est notamment l’auteure de « Le bâtiment de Pierre », paru en 2013 chez Actes Sud, dans lequel elle dénonçait sans faux fuyant la censure et la torture en Turquie.
Son arrestation est intervenue dans la nuit du 16 au 17 août. Elle aurait été emmenée à l’hôpital pour un malaise consécutif à son arrestation puis ramenée en garde à vue, sans contact avec quiconque. « Je suis inquiète pour elle », confie son amie l’écrivaine Cécile Oumhani.
Une pétition pour sa libération a déjà recueilli plus de 13.500 soutiens. Il ne faut pas qu’on l’oublie. Il faut qu’elle soit libérée sans condition.